Voici un article sur L'équipe du maroc et sur ses chances lors de la prochaines CAN ( l'équipe.fr)
Avec Henri Michel à sa tête, le Maroc a retrouvé de l'allant. Ses talents additionnés en font l'un des grands favoris de la CAN. Mais, opposés au Ghana, à la Guinée et à la Namibie au premier tour, les Lions de l'Atlas restent néanmoins prudents.
Une petite semaine en région parisienne aura suffi au Maroc pour changer de statut. Le 16 novembre, au Stade de France, les Lions de l'Atlas tiennent en échec les Bleus, et leur volent la vedette (2-2). Leur football alerte, la mobilité de leurs attaquants, comme de leurs arrières latéraux (Chrétien et El Kadouri) séduisent alors bien au-delà des rangs de leurs nombreux supporters. Six jours plus tard, les Lions enfoncent le clou en infligeant au Sénégal (3-0) sa plus lourde défaite depuis 1995, cette fois à Créteil. Double vainqueur de la Coupe d'Afrique des Nations, le Camerounais Patrick Mboma a apprécié le spectacle: «Contre la France et le Sénégal, ils ont joué avec deux onze distincts, tout en conservant un très haut niveau de jeu. C'est impressionnant. Je les vois aller très loin». Après des qualifications expédiées comme une formalité (un groupe à trois avec le Malawi et le Zimbabwe), le Maroc est subitement sorti de la médiocrité qui le caractérisait depuis 2004, et sa finale malheureuse face à la Tunisie (1-2).
Arrivé en juillet à la tête des Lions, pour remplacer le très décrié Mhamed Fakhir, Henri Michel, dernier sélectionneur à avoir emmené le Maroc en Coupe du Monde (1998), a redonné le sourire aux supporters comme aux joueurs. «Depuis 2004, il y a eu comme un trou, mais aujourd'hui on se rend en sélection les yeux fermés» affirme Abdeslam Ouaddou, qui, selon toute vraisemblance, formera avec Talal El Karkouri, la charnière centrale des Lions au Ghana. Ulcéré par «l'amateurisme» de l'encadrement, le Valenciennois avait boycotté la sélection tout au long de la phase éliminatoire. Solidaires, Walid Regragui et Houcine Kharja lui avaient emboîté le pas. «Je voulais que chacun réalise que le Maroc courait à sa perte, explique Ouaddou. Avec Fakhir on jouait des matchs amicaux dans des conditions catastrophiques, sur des terrains crevassés. Le staff mettait ta carrière en danger par des négligences».
Une inconnue : le gardien de but
Devant l'optimisme retrouvé, le défenseur invite néanmoins à la prudence. «Notre groupe n'est pas si facile qu'on le croit au Maroc, on rencontre le pays organisateur, et avec Feidouno dans un grand jour, la Guinée peut battre n'importe qui». Le tirage leur a tout de même donné le privilège de commencer face à la Namibie, l'équipe attendue comme la plus faible du groupe A. «Notre objectif est de passer le premier tour, et ensuite tout est envisageable. Mais en cas d'échec il ne faudra pas tout remettre en cause, car l'objectif suprême est bien de se qualifier pour la Coupe du monde 2010» prévient l'ex-Rennais.
En évoluant à Accra, la capitale, les Marocains tablent sur une pelouse de qualité. Une condition nécessaire pour l'expression de son talentueux et riche secteur offensif, qu'il s'agisse des polyvalents Hadji (Nancy) et Sektioui (FC Porto), tous deux dans la forme de leur vie ; de son point d'ancrage, Chamakh ; ou de la révélation Alloudi (auteur du débordement canon qui amena le deuxième but face aux Bleus), sans oublier, le fantasque Jawad Zaïri. Derrière, la défense, protégée par le solide récupérateur et capitaine, Youssef Safri (Southampton), offre des gages de sécurité, mais pâtit d'une inconnue, le nom de son dernier rempart. Nadir Lamyaghri s'est trop souvent montré calamiteux, et Ouaddou voit le récent rappel de Khalid Fouami, portier plus expérimenté, comme un signe, même si son nom reste associé à la boulette qui avait coûté la CAN au Maroc en 2004. Un trophée que les Lions n'ont plus remporté depuis 1976. De quoi leur redonner de l'appétit
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